Fan' de regarder les étoiles dans le ciel.

J'veux pas être la fille qui chamboule ton c½ur, qui compresse tes poumons, qui te fait tourner la tête, celle à qui tu veux décrocher la lune et pour qui tu donnerais ta vie. Je veux juste être la personne qu'on retrouve dans ton sourire, même si ce n'est qu'une esquisse. Je veux juste que tes yeux brillent étrangement quand tu entends mon nom. Celle qui vient parfois se glisser dans tes rêves, mais pas en tant qu'héroïne, mannequin ou grande exploratrice, non, juste en figurante, mais la figurante qui te donne un coup de pouce quand tu en as besoin. Je veux que tu penses à moi quand tu vois une étoile. Je veux retrouver un peu de moi dans tes éclats de rire.

"TU NE M'A PAS PERMIS DE NE PAS T'AIMER.. IL M'ÉTAIT IMPOSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT. TU NE M'A PAS LAISSE PASSER A COTE DE TOI. L'AMOUR RESSEMBLE A ÇA: C'EST QUAND ON SENT QUE RATER QUELQU'UN SERAIT RATER SA VIE. L'AMOUR C'EST QUAND ON CESSE D'HÉSITER. QUAND TOUS LES AUTRES DEVIENNENT FADES."

Ton regard se pose sur moi. Je ressens pour la première fois, dans mon corps, monter la chaleur. Tu le sais, ça n'nous fait pas peur. EMBRASSE-MOI


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# Posté le lundi 16 novembre 2009 07:05

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 09:29




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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 09:33

Et tu pars, oui tu pars, sans me voir. Et tu pars oui tu pars sans me voir.

Je vous dirai ma vie dans son nu le plus blême, dans les matins pâlis où plus rien ne protège. Je vous dirai mes cris jusqu'au plus imbécile, je vous livrerai tout jusqu'au bout de mes cils. Tous mes gestes promis, tout ce que je pense, de mes coups de colère à mes coups de romance. En toute complaisance, en toute impudeur. Compte rendu fidèle de toutes mes heures. J'avouerai tous les trucs interdits, les méthodes, les secrets inconnus à lire entre les lignes, les chiffres et les signes. Mes arrières-pensées avec inconscience. Mes goûts et mes dégoûts et tous mes coups de chance, même sans intérêt, même un peu faciles. Mes fantasmes enterrés, mes idées les plus viles...

"Je voudrais te dire qu'un jour tu t'en iras."
"Je n'te quitterai jamais."

# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:50

Modifié le lundi 23 novembre 2009 16:10

« Ce qui vient et qui ne dure jamais mon ange, c'est la douceur du jour. La demande faite à l'invisible d'apparaître. C'est le besoin que le ciel ouvre ses bras et me console d'être là. J'ai tenu, nuit après nuit, pour obtenir ma part de promesses. Chaque aube m'a laissé un relent acide et j'ai le coeur brûlé.

Ce qui vient et qui ne dure jamais, mon ange, c'est le sentiment que rien est grave. Que je m'en remettrai. Je ne m'en remets pas. Je ne me remets de rien. Les cassures ne se réparent pas, elles appuient les unes sur les autres et je claudique trop dans la vie pour en apprécier le goût.

Ce qui vient et qui ne dure jamais, c'est la lumière. Celle que l'on croit percevoir dans le regard d'un père, d'un amant. Je ne sais rien des hommes. Je suis là, comme une pièce rapportée, dans un monde que je ne comprends jamais. Mon âme s'est cognée et s'est mille fois cassée.

Ce qui vient et qui ne dure jamais, c'est la parole. Les mots manquent. Les mots se taisent. Ceux-là, tu sais, dont on a tant besoin pour lever les matins et croire à la journée qui vient. Les mots mentent aussi. Ils blessent et brisent petit à petit. Ceux-là, tu sais, qui mordent comme des chiens apeurés et vaincus. Certains mots donnent la rage, tu ferais bien de l'accepter.

Ce qui vient et ne repart jamais, c'est le silence. Les cernes d'un monde mal réveillé qui broie les êtres comme des céréales au petit déjeuner. Le monde poursuit sa course chaque jour et broie son lot de corps et de coeurs, et personne ne vient jamais arrêter la roue folle de la vie. Personne ne peut arrêter l'engrenage. [...] Ma seule victoire c'est le refus.

Ce qui vient et qui ne s'efface pas mon ange, c'est la fatigue. Moi, je ne veux plus lutter. Je ne veux même plus essayer de croire que tu peux quelque chose pour moi. Je te l'ai dit, il est trop tard. Toi et moi, en haut de cette tour, c'est nul. C'est dérisoire et ça ne peut pas durer.

Ce qui va et qui vient et me donne le vertige, c'est l'attente. Il faudra bien une dernière page, n'est-ce pas ? Je suis. J'ai été. Et maintenant, mon ange, il vaudrait mieu que tu me laisses sauter.»

Anne Mulpas - Il n'y a pas d'Ange.
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# Posté le samedi 28 novembre 2009 15:07